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L'arrivée
On peut être surpris, dès la sortie de l'aéroport, par la prise en charge du touriste et de ses bagages par ces professionnels locaux qui vous conduisent dans leurs autos jaunes. Ces chauffeurs de taxis vous entassent les valises et sacs de cinq personnes dans un coffre qui ne les contient pas et vous voila partis en direction de l'hotel indiqué, tout en ayant un oeil à l'arrière pour dire éventuellement au conducteur de stopper au cas où l'on perdrez une partie de vos affaires.
En fait, il n'y a jamais de problème; ils sont habitués et sont outillés, de tapis, de tendeurs, pour que rien ne soit perdu ni abimé. Ils prennent toutes les précautions .
L'intérieur du véhicule surprend ensuite ; des rideaux aux fenêtres, un carreau ouvert sans poignet, un tableau de bord poussiéreux, des fils qui traînent,....nous sommes loin de ce que l'on a l'habitude de voir.
Le parcours vers l'hotel donne un peu le même sentiment que l'entrée dans le taxi ; avons nous fait un bon choix de venir au Maroc pendant nos vacances ?
Après quelques kilomètres , la traversée de Ouarzazate, un pont et une plaine , le périple se termine aux portes ....d'un superbe hotel : "Les jardins de Ourzazate"
http://www.lesjardinsdeouarzazate.com/
Payons le taxi! ...Comment?! ...Combien?!...100Dirhams??!!.... Bon..voici et merci (avec l'impression de s'être fait avoir)
C'est en réalité le prix du transfert entre l'aéroport et votre hotel.
Contraste ! l'intérieur de l'hotel est neuf, sa décoration mélant les couleurs, le traditionnel et l'actuel. Le prix que l'on nous a indiqué me semble bas pour la qualité du décors et de la réception...?! non! Cest bien ce que nous allons payer .
ici ce qui est dit est dit! Chacun respecte sa parole
Posté le 13/06/2007 | 291 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article
Autour de Ouarzazate
"Les Jardins de Ouarzazate" n'est pas en réalité dans Ourzazate même; c'est à deux kilomètres du centre ville, plus précisèment à Tabount.
Afin de s'aclimater à la chaleur, de s'équilibrer au sein d'une société qui vit différemment de nous, nous allons au devant de ce qu'il y a a découvrir aux alentours. La ville tout d'abord,avec son souk, ses commerces, la kasba Taourirt, la coopérative de tapis...Nous nous y rendons la première fois à pieds, comme beaucoup de gens le font là-bas, faute d'avoir un vélo, sinon une mobylette, au mieux une automobile. Les autres fois nous avons pris le bus local (2DH chacun pour l'aller). Il s'arrête aux endroits indiqués, nous payons à une jeune femme quand on prend place à l'intérieur et on remet son ticket au chauffeur quand on descend. L'absence d'une moitié de pare- brise permet un courant d'air fort apprécié.
Le souk offre tout ce qui est possible de trouver ; la difficulté est qu'aucun prix n'est affiché, que l'on nous invite à regarder "
pour le plaisir des yeux" mais si nous pouvions être aussi acheteur, ce serait bien. C'est nos premiers jours au Maroc et tous les marchands comprennent que ce n'est pas le jour des affaires.
"Dans dix jours nous repasseront "....."makenmouchekin"
Le seul endroit où les prix sont indiqués est dans la rue principale du centre ville, à côté du magasin Dimitri, le Bazar Rabbab : là, pas de surprise (et il est possible d'avoir un ordre d'idée des prix)
Comme tout bon touriste, nous avons Aït Ben Haddou sur nos tablettes et nous avons visité ce site de l'UNESCO. Fantastique.
Fantastique comme notre connaissance de
Mounir, notre chauffeur de taxi. Cette fois sans bagage et avec un véhicule a trois banquettes, c'est le confort!!! C'est un après-midi aussi confortable par le savoir faire de Mounir ; chauffeur précautionneux pour nous et sa voiture, se déporte complètement à gauche pour éviter un trou à droite, roule doucement, s'arrête quand il se rend compte de notre intérêt, pour les studios de cinéma, devant un berger et son troupeau au détour d'un virage,en haut d'une colline qui surplombe une vallée....Il nous donnera son numéro de téléphone pour que l'on fasse appel à lui par la suite.
Posté le 14/06/2007 | 268 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
L'oasis de Fint
C'est en VTT que nous avions prévu de nous rendre à l'
Oasis de Fint. Aucun prix convenable nous étant proposé pour la location de vélo, c'est en taxi pour l'aller et à pieds pour le retour que nous nous sommes déplacés.
La piste est longue de plus de dix kms avant de parvenir à l'Oasis de Fint ; elle est roulante mais tout de même très empierrée avec quelques possibles dégats pour une voiture si le chauffeur ne fait pas attention.
Dès notre arrivée un jeune homme s'adresse à nous pendant qu'un autre en fait autant avec d'autres "touristes". Il est du village et a une connaissance des lieux et il nous en fait profiter. Sa présence à nos côtés pendant toute la matinée nous a apporté des éclaircissements, permis des découvertes, une meilleure compréhension des lieux.
La "
Terrasse des Délices" restaurant qui a aussi quelques chambres, nous a permis de passer un moment de détente dans un calme complet et de profiter également d'un exellent repas avec une superbe vue sur une partie de la palmeraie. L'ambiance de ce moment est à voir avec l'accueil, la gentillesse, la simplicité, l'humour de notre hôte, habillé des vétements coutumiers des berbères.
C'est ensuite à pieds que nous avons rebroussé chemin, sans trop de chaleur mais avec des nuages noirs venant dans notre direction. Sur le chemin du retour nous avons croisé des personnes sur des ânes, des jeunes lycéens qui revenaient pour le week-end en famille, des 4x4 soulevant la poussière, des jeunes et moins jeunes en vélo et en mobilette.
Une mob orange nous dépasse, ..., un regard dans notre direction, ...,un arrêt brutal: c'est notre
homme bleu de ce midi!Il n'en reviens pas que nous repartons à pieds. Nous discuterons pendant au moins deux kms, avec pour lui, la nécessité de pousser son engin à moteur. Il pense qu'il va pleuvoir!Il est déjà tard et il nous quitte pour se rendre dans un cyber-café.
Il ne nous reste que quelques Kms pour rejoindre l'hôtel et il commence à bien pleuvoir; nous parvenons à la route sur laquelle un taxi roule dans notre direction. Nous allons lui faire signe... mais il fait demi-tour juste devant nous! et s'arrête...? C'est notre ami en bleu qui lui a demandé de venir au devant de nous.
Posté le 14/06/2007 | 235 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
De ouarzazate à la vallée du Todra
Zaïd a fait toutes les démarches pour nous trouver un 4x4 pour 5 jours. C'est Barek qui va nous conduire jusqu'à la vallée du Todra en passant par Boumalne Dadès et Tinghrir. C'est avec classe, élégance , discrétion mais surtout avec une connaissance des endroits traversés que Barek va nous accompagner durant ce périple. La palmeraie de Skoura, la kasba Amerhidil, les chaînes de montagnes enneigées, M'gouma et ses enfants tendant les colliers de roses, les maisons en pisé , vont être less attractions de notre journée.
S'il vous arrive de manger à Tinghir, n'hésitez pas ; sur la route des gorges du Todra, le restaurant INASS WELCOME de Mr KHETOUCH, est accueillant, on y mange très bien et en plus quelques plats particuliers du fait des origines de sa femme.
Trois kms après, les gorges sont surprenantes; l'étroitesse du défilé et la hauteur des roches vous laissent pantois. C'est dans ce décors où l'on se sent petit que nous avons passé la nuit, à l'HOTEL DES ROCHES, hotel particulier par sa production d'éléctricité. Des bougies vous sont fournies pour suppléer le générateur qui s'arrête à 23h. Cela donne un peu plus de folklore à la situation, même si déjà le pittoresque est important. Attention la lumière se rallume à 6h!
Le lendemain sera tout d'abord une matinée de 4x4 ; champs de pierres, chemins d'ornières et de cailloux, trajets coupés par les récents orages. A ces moments là on se dit que l'on a fait le bon choix d'avoir Barek à nos côtés : des marches arrières entre les rochers, dans les lits des oueds, et cela avec assurance et destérité du pro compétent , qui a aussi le souci du confort de ses passagers.
Les paysages sont magnifiques, la puissance de la montagne, cette force de l'infiniment grand s'impose à nous et tout ceci nous fait rêver. La réalité nous surprend pourtant au détour d'un virage : il y a plus de deux heures que l'on roule et, sortis de nul part, deux enfants surgissent au côté du véhicule. Nous sommes loin d'imaginer, habitués à notre confort, que des personnes vivent sous tentes, se déplacent avec leurs peu de bien et leurs animaux.
C'est en début d'après-midi que nous parvenons à OUSSIKIS...
Posté le 01/07/2007 | 271 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Oussikis
Lorsque l'on vient de passer presque quatre heures de 4x4 en pleine montagne de pierres, de roches, c'est avec surprise, étonnement que l'on découvre Oussikis.
Le vert surprend les yeux ; ici, la richesse de la nature contraste avec la pauvreté précédemment traversée. Tous les vergers sont en fleurs ; si le blanc domine encore, le rose prend peu à peu sa place.
Les canaux d'eau régulent l'approvisionnement des parcelles de terre cultivées. Tout est organisé, bien rangé, bien ordonné ; le village donne une image différente que ceux que l'on connait maintenant : les murs laissent apparaître les pierres que l'on trouve facilement ici.
Nous avons passé deux jours dans cet endroit magnifique, entourés par
la famille Abib qui s'occupe du gîte près de l'école.
C'est principalement
Saïd qui gére ce lieu qui mérite d'être connu.
La montagne environnante est débordante de couleurs ; tout en nuances , les marrons, oranges prennent les formes de la montagne, des vallons que l'on traverse ou que l'on approche par le zoom de l'appareil photo. Le barrage, c'est un peu celui de Saïd ; c'est une architecture qui a demandé une main d'oeuvre exceptionnelle pour sa construction et qui va en exiger une importante lorsqu'il va falloir le curer.
Saïd nous a amené, au détour d'une randonnée pittoresque, chez une famille nomade, installée en flanc de montagne, dans quelques trouées, petites perçées dans la roche. C'est dans la grotte ou la dame tisse ses tapis, que le pain se cuisait : sur un lit de gros cailloux, recouvert d'une pierre plate et dégageant une fumée envahissant la pièce. C'était certainement le principal de son repas de midi mais elle a voulu absolument le partager.
Le gîte...c'est le luxe pour les randonneurs : grande chambre collective, petites chambres plus intimistes, salon traditionnel pour les repas, terrasse pour le petit déjeuner, wc à l'occidentale et même douches hyper pratiques et chauffées au bois.
Les locaux sont très agréables mais ce que l'on retient surtout, c'est l'accueil et le souci de toujours donner le meilleur qui soit possible. La tribue
Abib est constamment aux petits soins pour ses hôtes de passage. Nous étions attendus ailleurs pour la suite du voyage...et nous ne sommes restés que deux journées ; vous qui passerez par le gîte d'Oussikis, prévoyez de vous y poser plus longtemps.
Posté le 09/07/2007 | 402 consultations | 9 commentaires | Voir et commenter l'article
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