Rencontres dans le Sud MarocainDerniers jours à OuarzazateNous sommes revenus d'Oussikis par la descente de la vallée du Dadés, Boulmane puis la traversée du Djebel Sahro jusqu'à Tanarine et l'oasis de Mezgarne. Un petit camping ou il est possible de dormir sous une tente nomade, prendre des douches chaudes et se voir servir des repas de qualité. C'est Toufic, guide lors du Marathon des Sables qui nous a accompagné vers les peintures rupestres, vers une dune magnifique aux portes du désert mais aussi lors de discutions après le diner.Nous sommes donc de retour à Tabount,aux Jardins de Ouarzazate http://www.lesjardinsdeouarzazate.com/, chez Zaïd. Nous retrouvons Mohamed, un fidéle de Zaïd. Tous les jours, c'est à lui que l'on dit "bonne nuit "et le premier à qui l'on dit "bonjour". Comme son patron, Mohamed est gentil, serviable, à notre écoute, toujours à la recherche de nous faire plaisirs. On le connaîtra même un peu mieux par la suite et nous découvrirons un jeune homme instruit, qui continue d'étudier pour encore mieux répondre aux touristes étrangers mais aussi et surtout un jeune marocain ayant de rélles valeurs comme la famille, sa religion, l'amitié. Nous avons vécu avec lui des moments forts qui sont encore présents aujourd'hui dans nos pensées. Lorsque j'ai demandé à Mounir de nous amener à Zaouit sidi Ahmed htt://www.solidaireforzaouit.over-blog.com/ il m'a répondu "pas de problème" mais a aussi pris le papier sur lequel était inscrit ce nom de village et à pris la direction de la gare des taxis. C'est seulement après avoir interrogé quelques chauffeurs, qu'une personne lui a donné une direction à suivre. Ce qui nous interressait dans ce village et cinq autres environnants, c'était qu'ils avaient crée une sorte de communauté de communes dans le but d'aider à la scolarité des enfants des villages. Quand on prend la route de Marrakech, dans un village on prend à droite pour se rendre à Aït Ben Addou; ne prenez pas à droite mais à la sortie de ce village prenez la piste sur la gauche. Après lqueques kms de chemin, la traversé d'une rivière, puis d'un village, puis encore de la piste vous serez à Zaouit Sidi Ahmed. Vous rencontrerez des jeunes plein de volonté, de projets, d'enthousiasme ,d'envie. Parmi eux : Moh Moh c'est un sage disent ses frêres du village, il est reconnu dans de nombreux pays comme un réel artiste peintre; il parait fragile sous son enveloppe enfantine mais ses tableaux expriment des sujets forts, vrais, et laissez le argumenter ses idées...vous verrez la solidité de ses valeurs, de ses convictions. Un regard doux, un sourire d'ange… Mohamed parle peu, ses tableaux parlent pour lui.http://www.rueleon.net/concert-theatre.php?Segment=6&Id=41&id=1908 Il est né à Paris puis a grandi dans un petit village dénommé Zaouit Sidi Ahmed ; village chargé de mémoire à 20 km de Ouarzazate. Il vit deux ans à Salvadore de Bahia où il entre dans une école d'art dramatique. Il rencontre, ressent, découvre. A Ouarzazate, il apprend la peinture au côté de l'artiste Sénégalais Alioun Diouf. Chargé de ces expériences humaines, il revient au village, pour y construire son équilibre. C'est la pureté d'une vie qu'il choisit. La simplicité d'un chemin qu'il refusait et qui maintenant s'impose à lui. Il continue à chercher dans toute rencontre. Il plonge dans les mystères de l'humain et ses relations. Dans ses peintures, il y a les gens qu'il aime, le calme et la solitude du village, la force et la complexité des relations humaines vécues ou rêvées. Il y a l'amour, charnel ou platonique. Il y a la soif de voir, de toucher, de parler et de rencontrer. Très théâtraux, les personnages de Mohamed racontent une histoire, la leur, la sienne, la nôtre peut-être. Ils disent la difficulté d'être et d'aimer, la recherche du bonheur et de l'équilibre. Equilibre incertain parce qu'humain. Ses personnages semblent flotter dans un monde entre beauté et complexité. La lumière vient du cœur et celle-ci se traduit dans des regards, des expressions du corps, des mouvements, des couleurs. Telles des marionnettes, ses personnages bougent à mesure que l'on plonge dans la toile, que l'on y trouve sa part d'ombre et de lumière. Ses personnages écoutent le bruit de leur pas, le bruit de l'amour ; parfois blessés mais toujours vivants. Ils grandissent, tels des plantes un peu sauvages… comme nous tous… Claire Le Goff Contact : Compagnie Graines de Soleil 7 rue de la Charbonnière 75 018 Paris Tel : 01 46 06 08 05 Email : grainesdesoleil@hotmail.com www.grainesdesoleil.com Article ajouté le 2007-09-24 , consulté 176 fois CommentairesLiensAfficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |